Ou comment envisager de s'expatrier dans un aquarium?
Le statut social des gaïjins qui partent vivre au Japon se présente-t-il comme une conséquence naturelle de la
cohésion nippone nationaliste ?
Après avoir visité maintes fois des blogs de français vivant à Tokyo, plusieurs tendances sociétales émergent sur les français instllés au Japon :
- L'extase face à ce terrain de jeu pour adultes, bourré de couleurs flashys, les poches débordantes de mangas et autres produits de consommation aux packagings
supers existants et ce train de vie insouciant permis par des salaires alléchants.
- Le repos et la plénitude de la culture et de l'art nippon, ses campagnes et ses plaisirs cachés.
- Le succès des français superstars.
- La crise d'identité et le manque de communication.
Je ne peux parler en tant que spécialiste, car je ne vis pas au Japon. Mais le Blog n'est-il pas justement la place où les non-spécialistes peuvent s'exprimer?
Le phénomène de non-intégration est, à mon avis, la conséquence d'un sentiment de "Nationalisme de coeur" chez les japonais. (A la différence, peut être, du nationalisme de peur inculqué
en France.)
Les nippons sont des perfectionnistes. Ils prennent le temps d'accomplir leurs tâches jusqu'au bout, et ce, aussi bien pour des tâches quotidiennes que
pour des projets à long termes. Ils sont conscients de leur dévouement permanent et ont une appréciation précise du mot: sacrifice.
J'y vois un côté un peu matérialiste. J'ai l'impression que l'accomplissement de soi dans la société nipponne passe souvent par la réalisation d'objets, d'ouvrages
(artistiques ou non), par la conquête de nouveaux marchés (territoires), mais aussi, par le fait de bien pratiquer un sport ou un instrument. (Bien que la musique ne soit pas palpable, sa
perception touche quand même l'un de nos 5 sens primaires; tant que celle-ci ne touche pas le sixième - les sentiments - je ne la considère pas comme immatérielle.)
Une des questions que je me pose alors est la suivante: Où est la part d'improvisation, où se logent les sentiments, la sensation de liberté dans le quotidien
nippon? Je vous laisse le soin d'y répondre, ou de me dire ce que vous en pensez. Pour ma part, j'ai besoin d'un peu plus d'expérience à ce sujet pour pouvoir m'en faire une idée claire.
Un blog très intéressant, voire excellent, sur Tokyo aborde à de nombreuses reprises le sujet de l'insertion des étrangers au Japon.
En le lisant, on peut remarquer le contraste qu'il peut y avoir selon nos attentes de la société nippone. L'auteur fait la remarque suivante: Vivre au milieu des
autres Gaïjin habitant à Roppongi peut être très agréable, facile et peut aisément s'apparenter à une vie "normale"; toutefois, l'insertion auprès des indigènes nippons, leur reconnaissance à
l'égard des immigrés en tant que citoyen actif de la société japonaise est une autre paire de manche, voire une procédure d'isolement garantie! (Synthèse de lecture de plusieurs articles.)
Un scenario récurent de l'expatrié français(e) au Japon:
Un boulot, un(e) homme/femme nippon(ne), une maison, des copains expats et inversement.
Questions pour une réflexion sur le long terme:
Comment imaginer une vie où le peuple est immunisé contre le coup de foudre (amical, amoureux ou professionnel) ?
Je relativise. Heureusement, ce n'est pas si extrême. La preuve, lors de mon dernier voyage, il m'a été possible de discuter (baragouiner un franponnais gesticulant) avec un vendeur dans un
grand magasin. Nous avons parlé cinéma et musique pendant près d'une demi-heure. Autre exemple: Séjour au sein d'une famille nipponne, aussi accueillante et charmante que bavarde; nous nous
sommes beaucoup amusés.
L'espoir existe, l'univers reste riche en surprises. Ne suffit il pas de rester alerte?




